Les cartes
constitueraiennt un support
qui développerait la sphère intuitive du cerveau :
l'avenir virtuel que l'intuition capterait au travers d'elles
s'avèrerait souvent en synchronicité avec le futur
réel de la personne qui les consulterait (1). Plus
concrètement, la connaissance des symboles clés
donnés par les cartes associé à une certaine
capacité d'écoute et d'observation (gestes, ton de la
voix) permet de deviner beaucoup de choses par le biais d'un tirage.
Les cartes du
tarot sont réparties en
deux grandes parties : les arcanes majeurs et les arcanes mineurs.
Les arcanes majeurs sont constitués de 22 cartes fortes de
nombreux symboles ésotériques. Cette partie du jeu peut
être utilisée à part comme un oracle.
Les arcanes
mineurs s'apparentent au jeu de
52 cartes classiques avec la correspondance : Coeur =
Coupes, Carreaux = Bâtons, Trèfles = Deniers,
Épées = Piques. On y trouve en plus dans chaque famille
le Cavalier : 52 +4 cavaliers = 56 cartes dites mineures. Les
cartes « Roy, Reyne, Cavalier, Valet » forment
les Honneurs ; quant aux cartes de 1 à 10, ce sont les
Numéraires ou cartes numérales dont certaines
interprétations divinatoires relèveraient de la
numérologie.
La pratique de la
cartomancie s'effectue
entre le cartomancien et le consultant. Le cartomancien étale
les cartes devant le consultant après qu'elles aient
été battues puis coupées. Ensuite le consultant en
choisit un certain nombre, qui dépend du type de tirage choisi
par le cartomancien.
Il existe beaucoup
de méthodes de
tirage des cartes divinatoires. Le type de tirage le plus couramment
rencontré est le tirage en croix, utilisé pour apporter
une réponse à une question. Il comporte 4 cartes
disposées en croix qui permettent de peser le pour, le contre et
d'apporter une réponse au consultant. D'autres types de tirages
comportant davantage de cartes permettent d'obtenir une vision globale
de l'avenir du consultant.
Tout l'art de la
cartomancie réside
dans l'interprétation des symboles des cartes. Le cartomancien
les identifie, les relie entre eux et leur donne une signification par
rapport à leurs positions dans le tirage, à la question
posée et à la situation du consultant.
La cartomancie est
un des arts divinatoires
les plus couramment utilisés par les voyants.
Mais la
cartomancie regroupe
également les Oracles, c’est-à-dire des jeux de cartes
aux nombres propres et chaque carte représente des
prédictions propres. Il existe par exemple l'oracle de la
triade,
le célèbre oracle de belline, l'Oracle Gé, etc
TAROTS
DIVIANTOIRES
En fait
d'historique, il s'agit plutôt d'un mythe qui remonterait au
temps des Pharaons. Il s'agirait de 22 gravures transmises par le dieu
Thot, messager des dieux auprès des Hommes.
Moïse qui avait été recueilli par les
égyptiens et considéré comme le frère de
Pharaon a été élevé dans l'enseignement des
prêtres et aurait pris connaissance de ces tableaux. Lors de la
fuite des Juifs hors d'Egypte, Moïse aurait transmis sa
connaissance à son peuple par un alphabet qui est
constitué de 22 lettres.
Cette connaissance porte le nom de kabbale où chaque lettre a un
équivalent numérique.
Certains
chercheurs sont convaincus d'un héritage antique
(égyptien, chinois, indien, judaïque, grec, romain ...) qui
en fin de compte se serait matérialisé, sous une forme
christianisée, dans les sujets allégoriques du Tarot.
D'aucuns souligneront plus particulièrement l'aspect alchimique
tandis que d'autres accentueront l'aspect platonicen et pythagoricien.
La renaissance des
Tarots comme instrument magique intervient à la fin du XVIIIe
siècle, en pleine période des Lumières. Elle est
l’œuvre d’un archéologue, célèbre à
l’époque : Antoine Court de Gébelin, membre de la
franc-maçonerie française.
"Si nous
annoncions, aujourd’hui, qu’existe une œuvre qui contient la doctrine
la plus pure des Égyptiens qui aurait échappé aux
flammes de leurs bibliothèques, qui ne serait impatient de
connaître un livre aussi précieux et extraordinaire ?
Et bien ce livre existe et ses pages sont les figures des Tarots”.
Pour justifier ses
affirmations, Court de Gébelin explique que le mot Tarot vient
de l’égyptien Ta-Rosch qui signifie Science de Mercure
(Hermès pour les Grecs, Thot pour les Égyptiens). Puis,
aidé par un collaborateur inconnu, il indique les nombreuses
propriétés magiques du Livre à peine
redécouvert.
Ces
théories sont reprises par un autre franc-maçon,
Etteilla, pseudonyme de Jean-François Alliette : “Le Tarot
est un livre de l’Égypte ancienne dont les pages contiennent le
secret d’une médecine universelle, de la création du
monde et de la destinée de l’homme. Ses origines remontent
à 2170 avant J.-C. quand dix-sept magiciens se réunirent
en un conclave présidé par Hermès
Trismégiste. Il fut ensuite incisé sur des plaques d’or
placées autour du feu central du Temple de Memphis. Enfin,
après diverses péripéties, il fut reproduit par de
médiocres graveurs du Moyen Âge avec une quantité
d’inexactitudes telle que son sens en fut dénaturé".
Etteilla restitua
aux Tarots ce qu’il estimait être leur forme primitive et il en
remodela l’iconographie ; il le baptisa Livre de Thot.
L’héritage du néoplatonisme et de l’hermétisme de
la Renaissance est clairement présent dans les manipulations
opérées par Etteilla. En effet, dans les huit premiers
triomphes, il reproduit les phrases de la Création ; dans
les quatre suivants, il souligne que les vertus conduisent les
âmes auprès de Dieu ; et enfin dans les dix derniers,
il représente les conditionnements négatifs auxquels les
êtres humains sont soumis.
Les 56 cartes
numérales furent interprétées comme les sentences
divinatoires pour les mortels. Grâce à ces
révélations, prit un grand essor la mode de la
cartomancie.
Toutefois, bien
plus tard, la dimension mystique du Livre de Thot fut
revalorisée par Eliphas Lévi.
Eliphas
Lévi dénonça les erreurs d’Etteilla en affirmant
que les 22 Triomphes correspondaient à 22 lettres de l’alphabet
hébreu mosaïque. Et il en explique le rapport avec les
opérations magiques, avec le symbolisme franc-maçon et
surtout avec les 22 sentiers de l’Arbre de la Qabbale, qui
reflètent les structures identiques de l’homme et de l’univers.
En parcourant les
22 canaux du savoir suprême, l’âme humaine pouvait parvenir
à la contemplation de la lumière divine.
Les
théories de Lévi furent reprises par de nombreuses
confraternités occultistes et chacune d’entre-elles
réalisa de nouvelles cartes des Tarots conformes à sa
propre philosophie.
Pour certaines,
l’objectif des initiés était la réalisation d’un
grand Temple Humanitaire visant la création du Règne du
Saint-esprit fondé sur l’ésotérisme commun
à tous les cultes. Pour d’autres, les Tarots
représentaient les étapes d’un parcours individuel
d’élévation mystique ou d’exaltation psychique
grâce à l’obtention de grands pouvoirs magiques.
Il existe plusieurs types de Tarots
divinatoires : Tarot de Marseille, tarots divinatoires
d'origine anglo-saxon (par exemple, les jeux Rider-Waite, Morgan-Greer,
Thoth de Crowley), Tarot égyptien, etc. ...
Destinés à prédire
l'avenir (ou, plus modestement, à aider à
l'introspection), les tarots divinatoires se divisent
généralement en deux groupes de cartes : les Arcanes
majeurs et les Arcanes mineurs.
Les Arcanes Majeurs
Ils sont au nombre de 22 :
I. Le Bateleur
II. La Papesse
III. L'Impératrice
IV. L'Empereur
V. Le Pape
VI. L'Amoureux
VII. Le Chariot
VIII. La Justice
IX. L'Hermite
X. La Roue de Fortune
XI. La Force
XII. Le Pendu
XIII. L'Arcane sans nom / La « Mort »
XIV. Tempérance
XV. Le Diable
XVI. La Maison Dieu (ou la Foudre)
XVII. L'Étoile
XVIII. La Lune
XIX. Le Soleil
XX. Le Jugement
XXI. Le Monde
XXII. Le Mat (ou le Fou) XXII ou "Zéro" selon la convention
choisie
Les Arcanes Mineurs
Ce sont les cartes
« habituelles », réparties en quatre
couleurs ou séries: le denier (ou l'écu), le bâton,
l'épée, la coupe. Chaque couleur ou série compte
14 cartes : l'As, les neuf nombres, le Valet, le Cavalier (ou le
Chevalier), la Reine et le Roi.
Les pratiques divinatoires
Il existe plusieurs façons de
procéder à un tirage.
L'une
des méthodes les plus simples, utilisée pour avoir des
éclaircissements sur une question est le tirage en ligne.
Cette méthode ne met en jeu que les
arcanes majeurs.
On commence par mélanger les cartes.
On coupe de la main gauche et on tire une carte au hasard en posant
mentalement la question « le moment est-il propice pour
procéder à un tirage ». Suivant la lame
tirée on choisit ou non de procéder au tirage.
Si l'on choisit de procéder au
tirage, on prend le paquet dans la main droite, on se place dans un
état de réceptivité mentale jusqu'à ce
qu'un nombre entre 1 et 22 vienne à l'esprit. On compte ensuite
les cartes jusqu'à arriver à la nième choisie et
on la place à gauche, sans la retourner. On pose ainsi 3 cartes,
représentant chacune le passé et les motivations du
problème présent du consultant, le présent et le
problème auquel fait face la consultant et l'avenir ou la
façon dont le problème se confrontera au consultant. On
peut aussi bien choisir un tirage en ligne à cinq cartes qui est
sensiblement similaire ; la carte 1 représente le
passé, la carte 2 les motivations profondes cachées au
consultant et qui sont souvent à l'origine du problème,
la carte 3 est le présent, la carte 4 l'atmosphère qui
entoure le consultant et la carte 5 la conclusion.
On
peut également procéder au tirage en croix grecque.
En procédant de la même manière, on choisit une
autre carte que l'on place à droite, puis une autre que l'on
place en haut, et une dernière que l'on place en bas. Si l'on
arrive au bout du paquet, on replace simplement les cartes
comptées à la fin du paquet.
On a devant soi à present les 4
cartes placées en croix. On les retourne. La première
carte à gauche représente la personne qui interroge le
Tarot, le consultant, la carte de droite représente son
environnement, la carte du haut représente la voie à
suivre ou le sens vers lequel la situation évolue, la carte du
bas représente la conclusion probable.
Si l'on en ressent le besoin on peut
calculer une cinquième carte, dite synthèse. On
additionne les valeur numériques des 4 cartes et l'on
procède à une réduction théosophique en
additionnant les chiffres composant le nombre obtenu. Exemple : Si
les 4 cartes sont Papesse, Tempérance, Chariot et Soleil, on
obtient 42. 4+2=6, la synthèse est donc l'Amoureux. Si jamais la
synthèse est une carte qui se trouve déjà dans le
tirage, on extrait la valeur numérique de cette carte et on
refait la réduction théosophique. Exemple : on
obtient 40, mais l'Empereur fait déjà partie du tirage.
On retire donc 4 à 40, ce qui donne 36. 3+6=9, la
synthèse du tirage est l'Ermite.
Il
y a enfin une dernière méthode plus complexe qui utilise
10 cartes et qui donc nécessite les arcanes mineures et
majeures : les 5 premières cartes sont disposées en
croix grecque avec la seconde carte posée sur la
première, décalée à 90°. Les cinq
autres cartes sont disposées en ligne verticale à droite
de la croix du bas vers le haut.
La première carte, au centre de la
croix, symbolise le consultant lui-même et l'état dans
lequel il se trouve.
La seconde carte, sur le consultant, est
le problème auquel le consultant est confronté
La troisième carte, à
gauche, est le passé du consultant.
La quatrième carte, à
droite, est la future situation du consultant.
La cinquième carte, au dessus,
symbolise l'atmosphère de la situation.
La sixième carte, en dessous,
représente les motivations profondes et
insoupçonnées du consultant.
La septième carte, en bas à
droite est la personne ; c'est une personne qui interferre dans la
vie du consultant, cela peut être quelqu'un dont il a
déjà été question dans les 6
premières cartes, quelqu'un d'inconnu ou non.
La huitième carte symbolise le
regard des autres sur notre action et ce qu'ils vont en penser.
La neuvième carte
représente les peurs du consultant qui l'empèchent
d'arriver à son épanouissement.
La dixième carte est la
conclusion.
Le Jeu
de la Reine
Etendre, sans regarder, cinq carte sur la
table . en choisir vingt quatre autres et demander au consultant de les
mélenger et de couper de la main gauche. Retourner les cinq
premieres cartes: la première évoque le présent;
la deuxième le destin qui accompagnele consultant tout au long
de sa vie; la troisième symbolise l'amour; la quatrième
la famille; la cinquième la position sociale. Puis partant de la
carte se trouvant au dessus du paquet de vingt quatre carte, lequel a
été précédemment mélangé et
coupé par le consultant, répartir successivement quatre
cartes sur chacune des cinq cartes retournées. Les quatre cartes
se trouvant sur la premiére des cinq indiquent ce qu'il advient
du présent; celles qui se trouvent sur la deuxieme carte
prédisent l'avenir; celles qui se trouvent sur la
troisiéme concernent l'amour; celles qui se trouvent sur la
quatrième évoquent la famille; celles qui se trouvent sur
la cinquième indiquent la position sociale. Les quatre cartes
restant aprés cette distribution se découvrent en
dernier: les deux premières d'entre elles concernent
l'imprévu, les deux autres la chance.